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Le FMI approuve un décaissement de 23,9 millions de dollars en faveur de la Guinée

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Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la troisième revue des résultats économiques obtenus par la Guinée dans le cadre du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). 

L’achèvement de cette revue permet de décaisser immédiatement 17,213 millions de DTS (environ 23,9 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 68,849 millions de DTS (environ 95,7 millions de dollars). Le conseil d’administration a également approuvé la demande des autorités de modifier un critère de réalisation.

L’accord triennal avec la Guinée au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) a été approuvé le 11 décembre 2017 par le conseil d’administration du FMI (voir le communiqué de presse n° 17/484) pour un montant de 120,488 millions de DTS (environ 170,1 millions de dollars au moment de l’approbation, ou 56,25 % de la quote-part de la Guinée). L’accord au titre de la FEC vise à renforcer la résilience, à intensifier l’investissement public dans les infrastructures tout en préservant la stabilité, à renforcer les dispositifs de protection sociale et à promouvoir le développement du secteur privé.

À l’issue des débats du conseil d’administration sur la Guinée, M. Mitsuhiro Furusawa, président par intérim et directeur général adjoint, a prononcé la déclaration ci-après :

« La dynamique de croissance de la Guinée persiste et les perspectives à moyen terme sont favorables, malgré certains risques baissiers. Les autorités poursuivent la mise en œuvre de politiques et réformes macroéconomiques visant à encourager une croissance forte et généralisée, ainsi qu’à réduire la pauvreté tout en préservant la stabilité. Les résultats engrangés dans le cadre du programme appuyé par la FEC sont satisfaisants au regard des objectifs pour fin décembre 2018 et les réformes appuyées par le programme ont progressé. L’exécution du programme est restée satisfaisante tout au long du premier trimestre 2019. Les autorités ont commencé à appliquer des mesures d’ajustement supplémentaires afin d’atteindre l’objectif budgétaire pour fin 2019, compte tenu de subventions à l’électricité plus élevées que prévu et de recettes fiscales inférieures aux attentes. 

La recherche d’un excédent budgétaire de base préservera la stabilité, et les investissements publics porteurs de croissance seront intensifiés. L’application des mesures programmées pour renforcer les recettes fiscales et du mécanisme d’ajustement des prix du pétrole contribuera à la mobilisation des recettes. Le relèvement progressif des tarifs de l’électricité à un niveau permettant de couvrir les coûts réduira les subventions à l’électricité non ciblées et dégagera de l’espace budgétaire pour les dépenses prioritaires. Par ailleurs, les dispositifs de protection sociale seront renforcés afin de protéger les groupes vulnérables et de lutter contre la pauvreté. L’amélioration de la gestion de l’investissement public en assurera un meilleur rendement et une plus grande efficience. Le maintien des prêts non concessionnels au niveau programmé et la poursuite du renforcement de la gestion de la dette préserveront la viabilité de celle-ci.

En poursuivant la constitution de marges de manœuvre extérieures pour parer aux chocs, la Guinée renforcera sa résilience. L’assouplissement du taux de change facilitera l’accumulation de réserves. À cette fin, la concurrence sur le marché des changes est en cours de renforcement et une stratégie d’intervention fondée sur des règles sera mise au point. 

La politique monétaire devra être prudente afin de modérer l’inflation. Il sera essentiel de limiter les prêts de la banque centrale à l’État afin de maîtriser les tensions inflationnistes. Une gestion active de la liquidité contribuera à réaliser les objectifs monétaires. Le renforcement du contrôle et de la réglementation bancaires soutiendra la stabilité. 

Les autorités appliquent des réformes structurelles porteuses de croissance. Le renforcement du dispositif de lutte contre la corruption, du cadre de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que du climat des affaires améliorera la gouvernance et soutiendra le développement du secteur privé. » 

Par le Département de la communication du FMI

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