Sommet sur l’Innovation en Afrique (AIS 2018): Trois mille participants attendus à...

Sommet sur l’Innovation en Afrique (AIS 2018): Trois mille participants attendus à Kigali

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Le Rwanda abritera la 2ème édition du Sommet sur l’innovation Afrique 2018 du 05 au 08 juin 2018 sous le haut patronage du président Paul Kagame, en présence de divers appuis comme le NEPAD.
L’AIS sert de plateforme pour un dialogue multilatéral mais aussi de catalyseur pour la coalition et l’action en vue de construire des écosystèmes d’innovation solides en Afrique.
Ce Sommet de 2018 sera un événement multiforme qui rassemblera des parties prenantes de différents secteurs, y compris des décideurs pour rechercher des solutions novatrices aux défis auxquels sont confrontés les pays africains. Il mettra un accent particulier sur l’accès à l’énergie, à l’eau, à la santé de la population, à la sécurité alimentaire et au changement climatique dans notre continent.
L’AIS II se tiendra pendant trois jours; son programme inclura cinq sessions plénières présentant des questions thématiques majeures suivies d’une série d’ateliers animés, qui auront lieu dans des groupes de travail ciblés pour approfondir le dialogue et chercher des solutions afin de relever les défis clés face aux pays africains.
Interrogé sur les enjeux de la tenue de cette rencontre de trois jours à Kigali , l’organisateur de la conférence, M. Jose Brito indique que ce Sommet de 2018, deuxième du genre, sera multiforme et rassemblera des parties prenantes de différents secteurs, y compris des décideurs pour rechercher des solutions novatrices aux défis auxquels sont confrontés les pays africains.
Selon M. Jose Brito, les pays africains doivent transformer et diversifier leurs économies en ajoutant de la valeur aux produits de base, en consommant efficacement les ressources, en utilisant des formes et des services énergétiques sobres en carbone et en développant le secteur des services. L’innovation est la condition préalable la plus importante pour que cela se produise.
Grâce à l’innovation, les Africains peuvent développer des solutions pour relever les défis du développement tels que la pauvreté, la santé, l’énergie, l’eau, la productivité, la compétitivité, la diversification économique, la sécurité alimentaire, le changement climatique et la gouvernance. L’AIS vise à servir de plateforme clé pour promouvoir l’innovation en Afrique.
A cette rencontre importante pour l’Afrique, trois mille participants sont attendus à Kigali, selon l’organisateur de ce Sommet le Cap-verdien José Brito.
La première édition du Sommet africain de l’innovation
«La 1ère Edition du Sommet Africain sur l’Innovation s’est tenue au Cap Vert en 2017 et a réuni 350 participants venus du Cap Vert et 500 autres venus de l’extérieur. Elle a bénéficié de l’appui de la Banque Africaine de Développement, du Gouvernement et des entreprises cap-verdiennes. Le Président Kagame et le Chef de l’Etat Capverdien y ont participé. Mais il y avait aussi l’ancien Président du Mozambique Joachim Chissano», rappelle M. Jose Brito.
«La première édition avait réuni des décideurs politiques, des Petites et Moyennes Entreprises (PME) du Secteur Privé, de jeunes innovateurs, et des universitaires. Tous ces acteurs interviennent de façon isolée. Il fallait les mettre ensemble, voir comment créer un écosystème pour créer des interactions afin de rentabiliser, créer des marchés.», précise l’ancien ministre cap-verdien, ajoutant que le Président Kagame a accepté de parrainer la présente 2ème édition de ce Sommet, lequel a bénéficié d’autres appuis comme celui du NEPAD.
Trois mille inscrits à la 2ème édition 
«Déjà, poursuit-il, 3000 participants issus de 74 pays, dont 51 pays africains, se sont fait enregistrer pour ce Sommet. 1500 d’entre eux viendront du Rwanda. Nous avons voulu amener des jeunes innovateurs, surtout ceux qui sont concernés et qui se voient exclus. Mais aussi des gens de très haut niveau ont accepté d’effectuer le déplacement pour Kigali. Parmi eux, l’ancien Secrétaire Général de UNECA et grand intellectuel africain, Carlos Lopez ; son successeur Vera Songwe ; le très connu Donald Kaberuka, ex-Président de la BAD et d’autres. Le Sommet se déroulera en liaison internet avec trois autres conférences africaines : l’une de Dakar, Université Cheik Anta Diop ; l’autre de Johannesburg ; et une troisième avec Addis-Abeba. Toutes les plénières seront en direct sur internet», a-t-il confié.
A la réponse de savoir Pourquoi la tenue de ce Sommet Africain sur l’innovation, M. José Brito, ancien ministre en charge de la Coopération et de la Planification du développement, indique que c’est pour «relever les défis fondamentaux du continent qui ne se fera pas à travers un programme de laissez-faire ; on doit savoir que la transformation structurelle et le développement durable de l’Afrique ne se produiront que si les pays africains sont capables de construire des économies et des sociétés axées sur l’innovation ».
«J’ai mis mon expérience au service du développement de l’Afrique dans le secteur privé. A ce niveau, je voulais penser par moi-même, faire des choses par moi-même», dit-il. Et de poursuivre: «Quand on regarde le développement de l’Afrique, on remarque qu’il manque quelque chose qui est l’innovation. Dans d’autres continents, les gouvernements investissent beaucoup dans l’innovation pour maintenir leur compétitivité. En Afrique par contre, on nous a amené à faire la gestion de la pauvreté, à s’attaquer aux conséquences du sous-développement. Cette option n’est pas une perspective propice pour la transformation de nos économies ».
Selon José Brito, l’Afrique ne peut pas rester dépendante des matières premières comme la monoculture dans le monde indépendant actuel. «On nous amène à penser comme dans un monde qui n’existe plus».
Pour Jose Brito, «ce sommet doit être grand levier pour nous les africains, on doit considérer chaque message lancé à cette rencontre pour nous réveiller les esprits et les consciences sur l’importance qu’il y a de pouvoir transformer nos économies. Cet acte va signifier que nous devons être acteurs dans le monde, ne pas être sous la dépendance, améliorer les conditions de vie des populations», a-t-il souligné. Dossier à suivre dans nos prochaines éditions.
Kadiatou Thierno Diallo 

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