Si Alpha ne les mange pas, eux allaient le manger!

Si Alpha ne les mange pas, eux allaient le manger!

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Sur pression présidentielle, le gouvernement Youla a rendu le tablier, à la suite de son dernier (?) Conseil ministériel sous la Primature Youla. Un Conseil qui a mis à nue l’incompétence de cette équipe d’arrivistes. Tenez! En cinq mois, depuis l’entrée de l’année budgétaire, le gouvernement sortant a revu ses prétentions à la baisse. Les recettes et dons connaissent une chute drastique: moins 11,13%. Un réajustement à deux chiffres, c’est bien le comble et la preuve d’une incapacité notoire!
C’est la démonstration éloquente d’une gouvernance à vue, marquée par les détournements, les faux compromis et l’amateurisme. Les bailleurs de fonds n’étant plus confiants, les dons chutent de 1000 milliards, près de -42%. C’est le comble. Les Impôts connaissent l’incurie où un GAP de près de 500 milliards est constaté. Pour tout dire, l’équipe sortante est le symbole de tous les déficits. Il est aussi possible que cette équipe sans convictions, ayant pressenti le tsunami qui l’attend, ait pu subtiliser et s’empiffrer des recettes pour assurer ses arrières, car nos ministres ont la fâcheuse habitude de se faire les poches pleines afin d’éviter une galère post ministérielle. Au train où allaient les choses, il fallait que Alpha bouffe le gouvernement Youla, pour éviter d’être bouffé par lui.
Nous vous proposons cet extrait de la déclaration pitoyable du Conseil des ministres de ce jeudi, puis l’intégralité en fichier joint; toute chose qui corrobore que la Guinée est au bord de la faillite, pour ceux qui savent lire entre les lignes.
Extrait de la déclaration du Conseil des ministrons«Les projections budgétaires révisées pour 2018, tant au niveau des recettes, des dépenses que du financement, sont bâties sur une hypothèse de croissance de 5,8% telle qu’initialement prévue, le maintien du taux d’inflation à 8%, le maintien des réserves de la BCRG à un niveau adéquat de trois mois d’importations et un taux de pression fiscale de 15,51% contre 16,63% en loi de Finances initiale. Le solde de base est projeté à 0,85% du PIB contre 0,57% initialement prévu.
Le ministre a indiqué que les recettes, y compris les dons, sont estimées à GNF 16 804,00 Mds contre une prévision initiale de GNF 18 908,95 Mds, soit une diminution de 11,13%, (-1,9% du PIB).
Il a expliqué que cette baise de prévision de recettes 2018 concerne le secteur minier pour 7,72%, soit 0,21% du PIB portant intégralement sur les taxes sur produits miniers attendues de la Société Minière de Boké (SMB) affectée par les mouvements sociaux dans la zone de production au cours du premier trimestre.
Au niveau du secteur non minier, la révision à la baisse est de -0,82% du PIB; constatée essentiellement sur les taxes sur biens et services pour -0,64% et le commerce international pour -0,44%.
Par rapport aux prévisions de la loi de finances initiale, les diminutions sont enregistrées au niveau de la taxe sur la valeur ajoutée intérieure (-17,11%), la taxe sur la valeur ajoutée à l’importation (-22,42%), la taxe unique sur les véhicules (-73,9%) et le droit fiscal à l’importation (-28,39%). Les recettes non fiscales sont accrues de 0,31% du PIB suite au versement exceptionnel de 400 milliards GNF de l’Agence de Régulation des Postes et Télécommunications (ARPT).
Les prévisions de recettes des régies financières se présentent ainsi qu’il suit par rapport à la Loi de Finances initiale :

Direction Nationale des Impôts : 7 380,53 contre 7 702,98 Mds (-4,19%) ;
Direction Nationale du Cadastre : 79,31 contre 79,31 Mds (0,00%) ;
Direction Nationale du Trésor : 2 703,33 contre 2 592,67 Mds (4,27%) ;
Direction Générale des Douanes: 5 034,38 contre 5 919,34 Mds(-14,95%).

Les dons pasprès de 2 355,40 Mds à 1 347,20 Mds dans le Budget révisé, soit une diminution de 42,8% (-0,95% du PIB) imputable aux dons affectés pour 29,51% et aux dons non affectés pour 56,83%.
Le Ministre a indiqué que les dépenses sont évaluées à GNF 19 170 Mds contre une prévision initiale de 21 137,04 Mds GNF, soit une diminution de 9,31% (-1,85% du PIB). Rapportées au PIB, les dépenses représentent 18% du PIB contre 21,23% dans le budget initial.
La réduction des prévisions de dépenses de 1 967,05 Mds (-9,31%) soit de 1,85% du PIB est imputable aux dépenses courantes pour 1 005,05 Mds (-7,6%) et aux dépenses d’investissements pour 962 Mds (-12,15%).»

COMPTE-RENDU-DU-CONSEIL-DES-MINISTRES-DU-17-MAI-2018

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