Pillage de la Guinée: Quand Alpha Condé encourage les détournements

Pillage de la Guinée: Quand Alpha Condé encourage les détournements

279
0
PARTAGER
La SOGEAC a été auditée sur une courte période. Un trou de 4 milliards de francs guinéens a été découvert. A l’actif du directeur de la Société, Kabassan Oulaba Kéita. Le ministre des Transports et le président de la République, étant régulièrement informés par courriers, n’ont pris aucune sanction à son encontre. Ils ont plutôt prêté main forte au déprédateur, au lieu d’engager une procédure judiciaire.
La société étant mixte, les partenaires français, qui détiennent 49% des parts, ont exigé des explications lors du Conseil d’administration. Du coup, ils ont demandé au président du PCA, Boubacar Sow, d’inscrire ce point précis à l’ordre du jour. Ce qu’il fera bien évidemment, au risque de « récuser » la parole à des actionnaires potentiels.
Mais c’était sans compter sur la détermination de Mr Alpha Conde de protéger, vaille que vaille, le directeur Kabassan. Le président guinéen a ordonné à Boubacar Sow de gommer ce point; ce qui est alors impossible.
Ne s’arrêtant pas en si bon chemin, Alpha Condé a signé un décret limogeant ce dernier, sans d’ailleurs le faire publier par ses services. Il se contente de le balancer aux Français.
Sow quitte Conakry pour Paris, afin de présider le Conseil d’administration, c’est autour de la table qu’on lui exhibe ledit décret présidentiel, son acte de limogeage. Boubacar Sow revient sur ce traquenard:
« Il n’y a pas d’ambiguïtés en ce qui concerne ce sujet. Je considère que je n’ai même pas commis d’erreur, à plus forte raison ce qu’on qualifierait de faut. La SOGEAC est une entreprise mixte, dont 49% des parts se trouvent être détenus par l’Agence Française de Développement, l’aéroport de Paris et la chambre de commerce de Bordeaux…
Ils ont demandé que dans l’ordre du jour du Conseil d’Administration que nous devrions tenir aujourd’hui vendredi, figure un point relatif à l’audit de certaines dépenses des exercices allant du 1er janvier 2016 au 31 octobre 2017. Je leur ai dit donné mon accord…
Maintenant, le président de la République et le ministre des transports n’en voulaient pas. Ils disaient que les français sont très astucieux et que si l’on acceptait cela, ils vont démettre l’autre (Kabassan Oulaba Kéita, DG de la SOGEAC, ndlr). Parce que, le président avait demandé de surseoir à cela. J’ai dit d’accord, mais que c’était pour nous édifier davantage. Mais pour moi, c’est une question paritaire, quelqu’un qui détient 49% des actions, je ne peux pas lui refuser la parole. S’ils demandent de faire figurer un point sur l’ordre du jour, je ne peux pas le leur refuser…
Le ministre est informé du début à la fin, il y a toutes les correspondances. Donc, je pense que le président de la République a mieux à faire que de s’occuper d’une société mixte. Maintenant que le voleur est connu, il devait prendre les dispositions. Parce qu’il n’y a pas d’équivoque, c’est clair. Il (Kabassan Oulaba Kéita, ndlr) est accablé par les audits pour près de 4 milliards de francs guinéens avec l’utilisation de la carte de crédit du 1er janvier 2016 au 31 octobre 2017. Il a pompé pour plus de 50 mille euros non justifiés», explique l’ancien ministre des Transports, Boubacar Sow. »
Question fondamentale: Qui encourage le détournement de deniers publics?
Synthese: Gordio Kane

LAISSER UN COMMENTAIRE