Négociation avec les syndicats : Tibou Kamara appelé en renfort

Négociation avec les syndicats : Tibou Kamara appelé en renfort

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Mieux vaut tard que jamais, dit-on. Après les multiples violations des libertés syndicales, les arrestations et menaces, le pouvoir Condé capitule. Il s’est décidé à ouvrir les négociations avec le nouveau bureau exécutif du Syndicat Libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG).
En très mauvaise posture, les ministres carents sont écartés des négociations, pour avoir mal géré une simple revendication catégorielle qui aura dégénéré en une crise majeure. Par leur faute.
Damantang Albert Camara et K au carré, puisque c’est d’eux il s’agit, ont perdu la confiance de leur mentor et celle des grévistes.
Alpha Condé s’est résolu à faire appel à Tibou Kamara, son ministre d’Etat Conseil personnel afin de trouver un dénouement à cette crise. Dans cette tâche, il sera appuyé par Cheick Taliby Sylla et de Saïd Fofana, lequel vient d’être propulsé médiateur de la République.
Ce n’est pas la première fois que Tibou Kamara fera face à la troupe d’Aboubacar Soumah. En février 2017, Tibou a été l’artisan de la première suspension de cette grève, en prenant des engagements au nom de son employeur. Lesquels ne seront pas respectés, plus tard, par ce dernier. Les grévistes reviendront à la charge jusqu’à la récente intervention des barbus en décembre. Depuis février 2017, Tibou Kamara n’a pas voulu s’associer aux pourparlers, vu que les engagements du gouvernement sont rarement concrétisés.
Où est passé le Conseil national du dialogue social ?
Le problème majeur de la Guinée est et demeure toujours le non respect des Lois de la République et des conventions ratifiées.
Contrairement à certains pays, la Guinée devrait mettre en place ce que les spécialistes du droit appellent Conseil national du dialogue social. C’est l’organe qui allait s’occuper de toutes les revendications sociales, telle que le prévoit le Code du travail (à son tour bafoué).
Mais exit le Conseil national du dialogue social parce que les amateurs au pouvoir s’en fichent pas mal que l’on méprise les textes de loi. Si cet organe était mis en place, on n’aurait pas parler de l’implication d’un ministre pour solutionner un noeud gordien comme la grève des enseignants.
Mais, pas mal quand on sait que le pouvoir a fait un virage de 180° en reconnaissant l’élection de Aboubacar Soumah et son staff. Les pyromanes comme Damantang et K au carré, et leurs espions au sein du SLECG, sont désavoués à plus d’un titre par leur employeur. Le prochain remaniement ministériel risque d’être douloureux pour ces ministrons arrogants et imbus de leur personne, mais tout autant médiocres que démagogues.
Diammouguel Kane

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