Koureissy Condé : «Dorénavant, si on tue un seul manifestant…»

Koureissy Condé : «Dorénavant, si on tue un seul manifestant…»

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L’invité matinal des Grandes gueules,Koureissy Condé de l’ International Crisis Group n’a pas fait dans la dentelle pour flétrir le comportement irresponsable des autorités guinéennes, en ce qui concerne particulièrement la gestion de la crise sociale de l’enseignement en cours.
Impliqué en tant que facilitateur dans les négociations entre le SLECG et l’exécutif, l’ancien ministre de la Sécurité déplore l’amateurisme du pouvoir Condé, dont il appelle à reconsidérer la position.
Il invite le chef de l’État, en tant que premier citoyen du pays, à reconnaître l’élection de Soumah Aboubacar à la tête du SLECG et à aller vers des négociations sincères.
L’intention affichée par Koureissy Condé est jugée louable, au regard de la position qu’il a défendue durant l’émission, à savoir la protection des libertés civiques et syndicales.
Koureissy Condé a pris de la hauteur, metant au-dessus l’intérêt de la nation et le renforcement de la démocratie en Guinée.
«Si on tue désormais un seul manifestant, il faudrait que la société civile se porte partie civile en suscitant un procès», dira-t-il non sans arguments solides.
Bref, sa prestation dans les Grandes gueules est positive, très au-dessus de la moyenne, sans langue de bois, même s’il s’est planté sur le volet Grève des enseignants.
Dénonçant le parti pris du gouvernement -ce qui en soi est de bon augure- Koureissy Condé a estimé que «L’inspecteur générale du travail est le président des travailleurs».
Mauvaise réponse, car L’inspection générale du travail s’occupe uniquement des travailleurs du secteur privé. Cette institution a été élaborée pour la protection des travailleurs du privé. Et pour cause ! Le code du travail n’a pas une seule ligne parlant des fonctionnaires de l’État. Ceux-là étant régis par le Statut général des Fonctionnaires.
En définitive, nous avons un texte (le Code du travail) et une institution étatique (L’inspection générale du travail) qui, d’un côté, protègent les travailleurs du secteur privé et de l’autre, le Statut général des fonctionnaires qui protège les fonctionnaires de l’État.
Même si en Guinée, on a tendance à faire l’amalgame, il faudrait que cela soit dit et connu.
Marcel Loua

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