Kèlèfa Sall brise le silence : « Je trouve lamentable qu’on en arrive...

Kèlèfa Sall brise le silence : « Je trouve lamentable qu’on en arrive là »

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La crise qui mine la Cour constitutionnelle est loin de connaître son épilogue. Le bras de fer entre d’un côté les huit conseillers et de l’autre leur président Kèlèfa Sall promet une violence juridique inouïe, d’une intensité sans précédent.

Après sa supposée destitution, le président de la Cour constitutionnelle a, dans un document de quatre pages, adressé au président du Parlement, à la présidente de la Haute autorité de la communication et au vice-président de la Cour, expliqué les péripéties de cette crise scabreuse. Il conteste la décision des frondeurs: « La première page consacrée à la contestation n’est que le fruit de l’imagination des signataires“, proteste-t-il.

Un peu plus loin, il écrit : “Les signataires, dans leur dessein d’induire l’opinion en erreur, oublient que le 29 août 2018 une réunion des membres de la cour a eu lieu et qu’à cette occasion le procès-verbal était tenu par Maître Daye Kaba, Greffier en chef. Après avoir procédé à la lecture de la lettre de transmission, ils ont exigé la mise en place d’un organe de contrôle interne.

Je leur ai répondu tel sera le cas dès la signature du Décret puisqu’à l’instant je ne disposais d’aucune base légale m’y autorisant. Alors ils m’ont demandé l’autorisation de se retirer pour consultation.

A leur retour, ils ont annoncé avoir adopté  trois (3) résolutions au rang desquelles ma mise hors fonctionnement de la cour qui tiendra ses audiences sous la direction de Mohamed Lamine Bangoura et la mise en place de l’organe de contrôle  interne prévu à l’article 20 du projet du Décret“, poursuit-il.

Relatant avoir été empêché de présider l’audience de délibération par son vice-président, Kèlèfa Sall accuse les frondeurs d’avoir aussi renvoyé le greffier en chef. “Il est évident que le but poursuit par les huit (8) membres est la mise en place au sein de la cour, d’un organe leur permettant de partager entre les neuf (9) membres tous biens matériels et numéraires mis à sa disposition pour son fonctionnement“, peut-on lire dans la lettre.

Accusant ses collègues de s’être livré à des déclarations “fantaisistes”, Kèlèfa Diallo invite les présidents de l’assemblée et de la HAC à vérifier les procès-verbaux. Ceci, écrit-t-il “pour juger de la bonne et mauvaise foi de chacun. Néanmoins, je trouve lamentable qu’on en arrive là”.

Le contrôle, véritable nerf de la guerre

Comme vous pouvez lire dans la lettre, la pomme de discorde entre les conseillers et le président de la Cour constitutionnelle est la mise en place d’un organe de contrôle interne, le fameux comité de trésorerie. Lundi soir, les frondeurs ont griffonné un communiquer laconique pour expliquer que leur guerre n’a rien à voir avec l’hypothèse du troisième mandat.

Conakrychallenge.com, avec Aminata.com

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