Jeux de hasard: Ce guinéen qui a remporté une cagnotte de 1,4...

Jeux de hasard: Ce guinéen qui a remporté une cagnotte de 1,4 milliards de FG

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Comme nous l’annoncions précédemment, pour la première fois en Guinée, le pari mutuel urbain produit un milliardaire. Un jeune parieur habitant Tombolia, en banlieue de Conakry, a gagné dimanche une cagnotte de 1,4 milliards de FG dans l’ordre du quinté.

Sa combinaison gagnante a été enregistrée dans Sonfonia. Désœuvré et sans domicile fixe, le jeune parieur, soûl à ses heures, était quasiment désespéré, n’étant même pas capable de se procurer d’une pièce d’identité.

Dimanche, il a tenté sa chance au PMU, dont les kiosques étaient achalandés le week-end dernier, en raison de cette cagnotte. Et ben! La chance lui a souri. C’est donc la première fois que PMU Guinée produit un milliardaire, contrairement à sa concurrente Guinée Games.

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Faut-il rappeler sans trop faire un lien que PMU s’est installé en Guinée depuis les années 90?

Dès lors, il convient d’accepter que les jeux de hasards détruisent l’économie locale, au delà du fait même qu’ils produisent, PMU en tête, des joueurs pathologiques. Le pari mutuel urbain traumatise. Il appauvrit plus qu’il n’enrichisse et laisse sans assistance la plupart de ses parieurs.

En Guinée, il n’y a pas de règles définies pour encadrer les jeux de hasards. C’est le patron de la Lonagui, en personne, qui déplore cet état de fait:

« C’est de bien de jouer, mais ce n’est pas bien de mettre toute sa vie dans le jeu. Nous sommes le seul pays au monde qui n’a pas de règlement général des jeux. Tous nos confrères dans la sous-région ont leur règlement de jeux. En Guinée, ce sont les loteries  nationales qui travaillent pour le pays, tandis que la LONAGUI n’est que régulatrice ; et ce sont des sociétés privées qui exploitent en Guinée », martèle Lansana Chérif Haidara (sur la photo). Le directreur de la Lonagui ne va pas de main morte pour fustiger cet état de fait dommageable.

Faut-il noter que l’absence de règles permet à PMU, par exemple, de faire de l’esclavage, ses travailleurs étant soumis à des conditions exécrables et inacceptables sous d’autres cieux?

Par exemple, un revendeur de PMU qui fait 10 millions comme recettes n’a droit qu’à …400 mille comme salaire! Quelle cruauté! Une vraie exploitation du guinéen par ces négriers qui, en plus, appauvrissent les citoyens contrairement à la perception générale.

Conakrychalleng.com

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