Grogne sociale: Conakry ville fantôme

Grogne sociale: Conakry ville fantôme

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Le Premier ministre Ibrahima kassory Fofana disait que la Guinée s’arrête au kilomètre 36. Ce mardi, son pays ressemble à une vraie merdouille où la vie semble s’arrêter. En dehors du tronçon qui accueille les manifestants contre la hausse du prix du carburant, les rues de Conakry sont déserts.

Pas même les mouches pour sortir dehors. Hormis les grognons, le reste de la population a choisi de se terrer chez elle et d’observer une journée sans travail, en signe de solidarité avec eux. L’administration, les banques et services, les commerces, …tout est fermé.

Le jeu en vaut la chandelle. Car l’augmentation abusive du prix des hydrocarbures en Guinée n’obéit à aucune règle.

Un accord antérieur avait prévu la fluctuation du cours des prix en raison du marché international. Mais depuis, on a vu le baril de pétrole brut chuter jusqu’à 30 dollars. Le gouvernement guinéen a maintenu ses prix habituels pendant que tous les pays voisins s’empressaient de reduire les leurs, afin de desserrer l’étau autour de leurs populations.

En Guinée, les dirigeants ne s’en soucient guère. Qu’elles meurent de famine, d’épidémies ou de calamités! Ils sont comme des éléphants dans un magasin de porcelaine. Alors que le revenu de l’exploitation minière est mise en coupe réglée, chose pour laquelle elles se résignent, maintenant, on veut les étrangler en créant une flambée de prix.

La société civile guinéenne crie haro! Si l’on n’y prend garde, cela risque d’emporter le système ségrégationniste et mafieux qui gouverne la Guinée. La fin du règne d’Alpha Condé commence à dégager une odeur suffoquante !

Gordio Kann

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