Grèves, manifestations, journées ville-morte, etc. : L’étau se resserre autour du pouvoir Condé (vidéo)

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Alors que des observateurs avertis annoncent une ambiance de fin de règne, l’opposition guinéenne n’entend pas croiser les bras et se tourner les pouces, suite au braquage électoral dont elle vient d’être victime. À l’issue d’un entretien au siège du principal parti d’opposition l’UFDG, ses leaders ont évoqué l’organisation de journée ville-morte lundi 26 février. Elle n’exclut plus de faire recours à la rue pour manifester sa colère afin de rentrer dans ses droits les plus légitimes.
Il faut dire que la CENI a intentionnellement tripatouillé les résultats issus des urnes. Dans l’optique de favoriser le pouvoir que l’électorat a abandonné le jour des scrutins. Pour pallier l’impact du vote sanction, le gouvernement a instruit les CACV de manigancer à tout-và pour lui donner une victoire imméritée.
Niet ! Répond l’opposition qui se décide de battre la semelle et paralyser le pays (déjà malade de ses dirigeants) jusqu’à ce que la vérité des urnes soit rétablie. Il est vrai que le monde a été subjugué par le comportement irrespectueux et irresponsable de M. Salif Kebé, lequel, dans le galimatias bidon lu devant la presse, n’a même pas hésiter de publier deux résultats totalement différents pour la même circonscription électorale. Comme pour dire que sous le règne Condé, deux et deux ne font plus quatre tout le temps. Un jour c’est trois ; un jour c’est quatre.
De leur côté, les enseignants, forts de leurs bons droits, sont déterminés à poursuivre le mouvement de grève enclenché suite aux promesses répétitives et mensongers tenus à leur égard. Dans cette crise sectorielle, le pouvoir s’est montré décevant. N’étant pas outillé pour contenir et gérer une revendication catégorielle mineure comme l’augmentation des salaires…
Sur la question, le pouvoir continue de patauger, violant systématiquement les libertés syndicales. En somme, il faudrait craindre une année trouble 2018 en Guinée, qui pourrait être préjudiciable à la paix, la stabilité politique et la quiétude sociale. Le 60ème anniversaire de notre indépendance risque d’être fêté dans la douleur. (ci-dessous le compte-rendu vidéo de la réunion de l’opposition républicaine).
Marcel Loua

 

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