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Destitution du président de la Cour constitutionnelle: Alpha Condé envers et contre tous

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« Il s’agit d’un harcèlement qui vise une personne, Monsieur Kèlèfa Sall en l’occurrence. Celui-là dont la position contre un troisième mandat est affirmée et assumée. Il faut qu’on fasse sauter ce verrou-là avant de faire sauter le verrou qui est dans la Constitution. Il n’y a aucun autre objectif que ça.

Depuis que Kèlèfa Sall a dit qu’il ne faut pas que Monsieur Alpha Condé écoute les sirènes révisionnistes et que c’est son second et dernier mandat, on cherche à lui créer des problèmes. L’opposition républicaine a décidé de lui exprimer sa solidarité et de le soutenir. On s’est engagé à utiliser tous les moyens légaux pour défendre cet homme intègre qui veut défendre la Constitution de la République parce que nous ne voulons pas de troisième mandat. Les dispositions relatives à la durée et au nombre de mandats ne sont pas modifiables. L’opposition se battra par tous les moyens pour que ces dispositions soient respectées. », dit le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo.

Du cote de la mouvance présidentielle, l’UFR s’oppose. Le parti de Sidya Touré tranche:

« L’Union des Forces Républicaines (UFR) s’étonne de la démarche de huit conseillers de la Cour constitutionnelle visant à démettre le Président de ladite institution.

A cet effet, un Conseil Politique restreint s’est réuni ce matin 13 septembre 2018, au bureau du Président. Aux termes des discussions, l’Union des Forces Républicaines (UFR) rappelle l’article 101 al.2 de la constitution, le Président de la Cour Constitutionnelle est élu par ses pairs pour une durée de neuf ans non renouvelable. Et, selon l’al.1er du même article, les membres de la Cour constitutionnelle sont inamovibles pendant la durée de leur mandat.

Nous estimons, à l’UFR, que la motion de défiance n’est aucunement prévue par la loi pour destituer le Président de la Cour constitutionnelle.

Par conséquent, la Cour constitutionnelle représentant le socle de toute démocratie : la Guinée ne saurait se soustraire de ce principe universel.

Ainsi, toute volonté visant à compromettre le fonctionnement normal de cette institution constitutionnelle entrainera le pays dans une situation de non-droit.

L’Union des Forces Républicaines (UFR), tout en réitérant son attachement aux principes démocratiques, reste vigilante pour le respect des lois et règlements en République de Guinée. »

Alpha Condé et ses complices de la Cour constitutionnelle vont-ils résister au tollé général. Attendons de voir!

conakrychallenge.com

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