Journées de colère contre le pouvoir : En attendant l’assaut final

Journées de colère contre le pouvoir : En attendant l’assaut final

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La tentative d’assassinat sur la personne d’Aboubacar Soumah aurait servi de détonateur à un soulèvement de masse contre le pouvoir moribond d’Alpha Condé, déjà malmené par les soubresauts qui se multiplient à l’échelle du pays.
Des hommes, armés, déguisés en syndicalistes, étaient à ses trousses en début de semaine. L’objectif serait d’en finir avec le secrétaire général du SLECG, le métronome de la grève des enseignants qui continue de faire trembler le pouvoir politique, aux abois. Heureusement que, le ciel aidant, le pire a été évité.
En quoi rimerait le climat d’incertitude actuel si, au mécontentement généralisé et aux revendications salariales et électorales, s’ajoutait un éventuel assassinat d’un leader syndical plus adulé que jamais ? Ç’aurait été une bavure fatale qui allait emporter un pouvoir déglingué dont on réclame déjà le départ, à cor et à cri, au regard de son amateurisme et de son incompétence.
Depuis le début, en 2017, de cette grève, le gouvernement multiplie les prises de position indélicates, les erreurs et les coups fourrés, violant systématiquement les libertés et droits fondamentaux. C’est le moment, pour l’Exécutif, de faire le bon choix en donnant aux éducateurs ce qu’ils réclament, d’un côté, et en publiant les résultats des municipales issus des urnes, de l’autre. Et ce, pour ne pas donner prétexte à un assaut final que l’écrasante majorité des populations est prête à lancer.
Tous les signes précurseurs d’une telle situation sont perceptibles. À bon entendeur salut !
Gordio Kane

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