Alpha – Dalein: Sincère poignée de main ou baiser de Judas?

Alpha – Dalein: Sincère poignée de main ou baiser de Judas?

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La tension politique est retombée, après la rencontre Alpha-Dalein, à Sekhoutoureya cette semaine. Les deux gladiateurs de l’arène politique semblent fumer le calumet de la paix, tant que l’accord politique, remis au goût du jour, est respecté par la partie présidentielle et les manifs de rue suspendues. Le pouvoir s’engage à « examiner » les contentieux électoraux sur une douzaine de circonscritions, à la demande du principal parti d’opposition, l’UFDG.
En dépit des belles images, et des discours dithyrambiques qu’elle a enregistrés, la poignée de main entre les deux hommes, « qui aura sauvé la paix », n’est pas de nature à rassurer tout le monde, notamment une certaine opinion où la méfiance semble toujours de rigueur. Il s’agirait plutôt d’un baiser de Judas, tant les promesses du chef de l’État sont démonétisées par les temps qui courent.
Une rencontre de ce genre n’étant pas la première, des dialogues politiques, on en a eus tous les ans. Au finish, le pouvoir s’emploie toujours à piétiner les accords…
Aujourd’hui, une bonne frange de l’opinion estime que le président Alpha Condé cherche à gagner du temps, mais surtout à redorer son blason au moment où les institutions de Breton Woods frappent à la porte. Il n’aurait que différer son affaire, celui d’alpaguer son principal challenger.
Ce dernier, d’ailleurs, n’est pas tout à fait optimiste. À en juger par sa déclaration d’aujourdhui, à la traditionnelle assemblée générale de l’UFDG. Pour le chef de file de l’opposition, Alpha Condé sera jugé sur les actes:
«Nous sommes un pays dans lequel, chaque année, il y a un dialogue politique. Normalement, on ne doit pas faire de dialogue politique. On ne peut pas gérer le pays avec des dialogues politiques. La loi est claire, l’organisation des élections ne doit pas dépendre de l’humeur du président de la République. C’est du domaine de la loi. En élisant les gens, en installant les nouveaux élus dans les communes, à l’Assemblée, à la Présidence, on sait que le mandat finit dans 5 ans ou plus ou moins. Mais, Alpha Condé n’a jamais organisé à bonne date les élections. Il n’a jamais voulu des élections crédibles»…
Karim Bah

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