Agriculture en Afrique: Quand l’Apocalypse vient des Amériques, l’Aide aussi!

Agriculture en Afrique: Quand l’Apocalypse vient des Amériques, l’Aide aussi!

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Le département d’État américain a organisé un point de presse téléphonique international, ce mardi, en vue de prévenir l’invasion d’un ennemi coriace et dangereux: la chenille légionnaire d’automne, cet insecte on ne peut plus nuisible à l’agriculture.
La conférencière, Mme Regina Eddy, responsable du bureau chargé de la Sécurité alimentaire, n’a pas ménagé ses efforts pour tracer tous les contours de la lutte engagée contre cet envahisseur, par le gouvernement des États-Unis et l’ensemble des partenaires.

A ce stade, il est connu que la chenille légionnaire d’automne se présente comme un « COPLAN FX18 », ce soldat qui détruit tout sur son passage. Cette chenille serait venue des Amériques. Désormais installée dans toute l’Afrique subsaharienne, hormis trois pays de la corne de l’Afrique, elle envahit sans pitié les cultures.

30 pays africains sont touchées par ce ravageur impitoyable, ayant un goût prononcé pour 80 cultures différentes, dont le maïs et le riz. Ce qui, chez nous, ne laisse aucune chance aux exploitants agricoles et expose du coup de millions de bouches à nourrir à la famine.
Pire que l’épidémie Ebola, les nuées de chenilles légionnaires d’automne ont provoqué une perte de récoltes estimée à plus de 13 milliards de dollars US, en Afrique, selon les spécialistes. Et ce, pour le moment. Parce que le pire est à venir, si l’on n’y prend garde!
C’est pourquoi l’USAID, à travers l’initiative Feed the Future, est déterminée plus que jamais, étant avant-gardiste de la lutte. L’Agence dirige les mesures du gouvernement américain pour combattre la chenille légionnaire d’automne, aux côtés d’une large coalition de partenaires, notamment du secteur privé, des universités, des donateurs, des institutions de recherche, des pouvoirs publics…
L’on retiendra l’engament des États-Unis d’Amérique, déterminés à s’associer aux pays africains, pour stopper la guerre que nous livrent les chenilles légionnaires d’automne. Parce que des mesures immédiates s’imposent. Et parce que l’Afrique, au regard de sa vulnérabilité, appelle de tous ses vœux à une mobilisation planétaire à son chevet.
« C’est un vrai défi qui se pose. Nos États étant ce qu’ils sont en matière de ressources, il faut faire face aux bailleurs de fonds…», ajoutera le Doyen Mamy Kéita, spécialiste de l’Agriculture et Environnement à l’USAID.
En 2017 déjà, les chenilles légionnaires d’automne avaient démoli 900 hectares de cultures à Kindia, 553 hectares à Mamou, et de nombreuses zones agricoles au Foutah (Mali, Tougué, Labé, Koubia, Leloum, etc.)
Le défi actuel qui se pose aux paysans est l’identification de cet ennemi impitoyable, afin d’alerter les autorites compétentes. Dossier à suivre!
S. Diallo

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