Sommet de l’État : Dans l’angoisse d’une fin de mandat mouvementée

Sommet de l’État : Dans l’angoisse d’une fin de mandat mouvementée

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Chose inhabituelle, le centre ville de Kaloum est entré en ébullition. La colère va s’étendre aux autres circonscriptions, à l’occasion de la série de manifestations projetées par l’opposition.
Les populations, ayant découvert Alpha Condé et ce qu’il vaut, en terme de compétence et d’initiative, estiment que le moment semble propice pour le sortir du palais présidentiel … si rien n’est fait pour ramener les mouflets dans les salles de classe.
Les Guinéens se sentent de plus en plus roulés dans la farine par le stagiaire de Sekhoutoureya, dont le pouvoir risque de s’écrouler au rythme où vont les manifestations de rue. La fin du 2ème mandat constitutionnel devrait être précipitée.
Le professeur venant de la Sorbonne est-il entrain de déchanter face à une crise qui n’aurait pas eu lieu d’être, une revendication catégorielle que l’on aurait pu gérer autrement, au lieu de l’aggraver maladroitement ? Par la faute de ministres incompétents et démagogues, propulsés à la tête de leurs départements par affinité ?
À la crise scolaire, s’ajoute celle politique et la souffrance généralisée, non négligeable, consécutive à la mal gouvernance. Car depuis un certain temps, seul le petit cercle de privilégiés du pouvoir s’en sortent à bon compte. Pour le reste de la population, c’est la descente aux enfers !
Au lieu d’aller à l’essentiel, en cherchant des solutions, le pouvoir crée plutôt d’autres problèmes, en battant le rappel de ses troupes de Miliciens. Histoire dit-il de se défendre.
On a le sentiment d’avoir affaire avec un rebelle, rompu au pugilat intracommunautaire qu’à un « intellectuel » qui a vécu dans la paix sereine des laboratoires et des bibliothèques de la Sorbonne. Alpha Condé ne finira pas de nous subjuguer.
Karim Bah

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