100 morts en Guinée: Le silence coupable de la communauté internationale

100 morts en Guinée: Le silence coupable de la communauté internationale

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Plus le temps passe, plus le décompte macabre s’intensifie. Au moins 103 personnes, essentiellement jeunes, ont été tuées par les forces de l’ordre dans ce pays meurtri par 60 années de dictature.

Le président Alpha Condé félicite ses forces de répression, par ricochet, en catapultant le tristement célèbre Ansoumane Camara Baffoé au poste de directeur général de la Police nationale.

Plus curieux encore, c’est le silence coupable de ce machin qui s’attribue le pompeux nom de communauté internationale. Comme dit l’adage, qui ne dit rien consent. On entend parler la CEDEAO, l’Union africaine et autres institutions que lorsque Alpha Condé est en difficulté, en ballotage et son régime menacé.

Si l’on voit débarquer à Conakry un certain Mohamed Ibn Chambas, représentant du secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’ouest, ce que le pouvoir Condé est menacé de désintégration. Comme si cette communauté dite internationale n’était qu’un syndicat déguisé de dictateurs.

Les institutions nationales ont aussi démontrer leur vassalité et leur totale dépendance à l’exécutif criminel. Ni le président de l’Assemblée nationale, ni celui de la Cour suprême, ni le machin du Conseil économique et dissocial… n’ont daigné, jusqu’ici, piper mot sur les crimes perpétrés par le pouvoir Condé. Tout se passe comme s’il n’y a pas un seul procureur en Guinée, qui a le pouvoir d’auto saisine pour mener une enquête.

Orphelin, le peuple de Guinée doit comprendre qu’il faut compter sur lui-même. Plus la peine d’accepter que ces « énergumènes » décident de son sort. Il doit reprendre son destin en main.

Gordio Khan

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